mercredi 23 mai 2012

Côtes de Normandie de l'autre cöté

Vous ai-je dit qu'il y a des poules, à la Linerie ?







Direction Etretat. La journée est assez ensoleillée mais le ciel n'est pas clair et le fond de l'air est frais. Et le désastre pointe à l'horizon : je suis partie avec un iPad chargé à seulement 26 %. Mystérieusement, cette nuit, il n'a pas été rechargé.

Nous ne suivons pas la route ou plutôt le labyrinthe des nombreuses petites routes qui nous permettraient de suivre la côte, d'autant plus qu'elles sont souvent, en fait, à l'intérieur des terres et n'offrent que rarement une vue sur la Manche. Nous passons donc par Cany, qui ne sera jamais candidate à un prix de beauté urbaine, puis par Fécamp.

(Quelqu'un saurait pourquoi les vaches des différents troupeaux un peu partout sont ou bien toutes couchées ou bien toutes debout ?)

Nous sommes dans une partie de la Normandie où tout, pratiquement tout, s'appelle -ville. Yerville, Gerville, Ecrainville, Ecretteville, Crasville, Ourville, Maniquerville. Même Sainte-Hélène s'appelle Bondeville.

Pour profiter vraiment de la beauté d'Étretat, il faut aimer marcher. Ça tombe bien, nous, on aime. Le sentier panoramique n'est pas encore trop fréquenté et les belvédères sont peu peuplés, et c'est heureux parce que la pente est assez abrupte et le soleil est très chaud. Le chandail enlevė noué à la taille, c'est de la dernière élégance.





Étretat est célèbre pour ses arches, tout à fait de type Rocher Percė, et pour son Aiguille, utilisée comme décor de fond de scène par Maurice Leblanc, qui a placé l'action ou des passages de l'action de beaucoup de ses romans dans la région d'Étretat. Le secteur touristique commercial près du sentier abonde de trucs Arsène Lupin et de machins Aiguille creuse.



Tiens, ça me rappelle une conversation récente où il était question des cohortes de prénoms : la génération des Catherine Josée Christiane Christine, celle des Valérie Stėphanie Mélanie, etc. Il paraît qu'en France, actuellement, la mode serait au retour des très vieux prénoms. La nièce de mon interlocutrice a trois garçons : Achille, Aristide et Anselme. Et l'amie de cette nièce (et c'est ici que se boucle la boucle) a appelé son fils Arsène.

C'est le festival du fauchage aujourd'hui. Nous avons bien dû rencontrer une bonne douzaine d'engins agricoles divers, tracteurs, camions à faux, etc. Ça ne circule pas très vite, ces machins-là. Et quand il en vient un en sens inverse sur une route large comme ma main… tu te tasses.

Petit arrêt pour une pizza. Roger commande une Vésuve. Je demande à la serveuse pourquoi Vésuve, elle est garnie de cendres et de lave ? La serveuse rit et rapporte peu après un flacon rempli d'éléments divers dans de l'huile qu'elle dépose sur la table en annonçant : ça, c'est la lave. Je n'ai pas réussi à identifier les divers éléments mais c'était ėpicė.

Nous partons pour Grandes-Dalles, pour voir un bord de mer moins fréquenté. Nous marchons un peu, attirés par une indication plage qui ne mène finalement nulle part. À Grandes-Dalles et Petites-Dalles, on trouve de fort belles propriétés au style haut-normand si distinctif.






 Et je vous laisse sur l'amusante coïncidence de la bouteille d'eau offerte avec la pizza.



- Mis en ligne depuis mon iPad

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Oui cette bouteille d'eau était absolument pour vous :) et je me souviens un peu d'Étretat surtout pour ces escarpements !
Bonne route et prenez soin de vous !

Dorémi a dit…

Etretat est la ville où Maupassant a passé son enfance. Elle a aussi beaucoup attiré les peintres : Monet, Courbet, Isabey, Corot, Delacroix, Matisse, pour ne citer que ceux-là.
Bizet, Massenet, Charpentier, Offenbach y ont également résidé en leur temps (merci Ouikipedia)…