dimanche 20 mai 2012

Paris, jour 2 - au Louvre

Je suis allée visiter le Louvre aujourd'hui, avec Dominique et Margot. Nous avons eu droit au même scénario qu'à la tour Eiffel, c'est-à-dire que ma carte de personne handicapée nous a permis d'entrer immédiatement. La file d'attente pour l'entrée courante était longue d'une demi-rue, étant donné que c'était jour de congé. Si je n'avais pas eu cet accès privilégié, si par exemple on m'avait expliqué que j'avais droit à l'entrée gratuite mais que je vais prendre mon rang dans la file, j'aurais tout simplement tourné les talons. Pas question d'imposer une attente de probablement une heure à une petite fille de dix ans.

Mais ça ne s'est pas passé et nous sommes entrées directo. Nous avons visité une exposition, consacrée à l'élaboration de l'ultime chef-d'œuvre de Léonard de Vinci, La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne. C'était assez fascinant d'étudier des documents, des esquisses, des dessins, qui permettent de suivre l'élaboration de l'oeuvre, commencée vers 1500, et encore inachevée à sa mort.

Je voulais vraiment voir la Joconde, nous avons donc traversé la Grande Galerie sans trop flâner. Géricault, c'est du beau travail mais, à part le Radeau de la Méduse, ça ne me touche pas particulièrement. Mais le portrait de la Belle Ferronnière m'a vraiment arrêtée.

J'ai toujours dit que je ne comprenais pas très bien la fascination qu'exerce la Joconde et j'avais hâte de voir si elle me parlerait davantage en personne, si je puis dire. Une amie, qui partage ma perplexité, m'a dit que la Joconde, elle parlait seulement italien.

Dans la salle où elle est exposée, la Joconde est placé derrière un cordon de sécurité qui nous garde à distance respectueuse - ce qui est parfaitement compréhensible, on s'entend bien. Au moment où je suis arrivée dans la salle, je dirais que nous étions pas loin d'une centaine de personnes massées devant elle. Les gens ne se bousculent pas, et on s'avance tranquillement au fur et à mesure. Beaucoup trop de gens la photographient. La volonté de fixer un souvenir, je suppose. Je l'ai vue, la voici dans mon appareil photo. Certains réussissent à immortaliser Bobonne devant la Joconde. OK. Je n'ai pas photographié la Joconde pour vous. Je vous dis que je l'ai vue, ça nous suffit.

M'a-t-elle parlé ? Je crois bien que si nous avions été seules, elle m'aurait chuchoté quelque chose, oui. Je retournerai peut-être m'installer devant elle, patiemment, un matin de juin.

Nous sortons. Y a un petit creux. Nous nous installons à une table extérieure devant un traiteur libanaise et commandons un sandwich falafel. Nous sommes sur une petite rue des Halles et, en ce vendredi touristique à plein, la rue est très animée. Je vois et j'entends passer de tout. De toutes les couleurs, de toutes les langues, de tous les costumes. C'est fascinant. C'est Paris.

Dominique aux doigts de fée a besoin de boutons pour une robe pour Margot, nous nous dirigeons donc vers La Droguerie. C'est un magasin assez particulier, une caverne d'Ali Baba, dit très justement Dominique. On y vend sûrement des dizaines de milliers d'articles divers : boutons, rubans de passementerie, rubans tout court, plumes, laines, perles perles et perles… imaginez des murs tapissés de petits tiroirs sur la face desquels sont fixés des échantillons. Je me prends à imaginer que je pourrais peut-être acheter ce gros bouton décoratif rouge pour Élisabeth, ces boutons amusants pour Charlotte. Il faut y mettre le temps parce qu'évidemment, il est impossible à la clientèle de se servir elle-même. Une vendeuse vous apporte vos choix, discute avec vous, vous fait des suggestions, vous conseille. C'est du service. Et c'est long. C'est bien notre chance : la cliente qui nous précède met certainement une bonne vingtaine de minutes à choisir DEUX modèles de boutons, dont elle achètera quatre unités par modèle finalement sélectionné. Et ce n'est pas a tout, elle a eu une idée, et entraîne la vendeuse vers je ne sais plus quoi. Nous revoyons la vendeuse au moins dix minutes plus tard. La file des clientes s'allonge. L'impatience reste discrète.

De retour à la maison où Roger, le pauvre, nous a attendu deux heures, à la suite d'un malentendu. Il croit avoir marché dix-huit kilomètres, sac de photo sur le dos…



2 commentaires:

Dorémi a dit…

Ce n'était pas pour une robe mais pour son manteau (et tu as oublié de parler des écheveaux de laines multicolore:-) http://blouguiblogue.blogspot.fr/2012/03/dans-la-poche.html

Anonyme a dit…

Quand il y a trop de choix :))) mais bon vous êtes bien de retour !